Arrestation d'opposants et d'acteurs de la société civile, coupure d'internet, verrouillage du système électoral. Du congo-Brazzaville en Guinée Equatoriale en passant par le Tchad, on a l'impression que les mêmes stratégies sont déployées. L'Afrique centrale est-elle imperméable à la démocratie? Les vieux régimes sont-ils vraiment une garantie de stabilité?

La région de l'Afrique centrale est au coeur de l'actualité politique africaine. Cette année, plusieurs pays procèdent ou ont procédé à des élections. Les peuples sont appelés à renouveler leur dirigeant. "Renouveler", ce n'est peut-être pas le bon mot, en tout cas pour plusieurs parmi ces pays où le mandat présidentiel était à son terme. Même si l'alternance n'est pas une fin en soi, les conditions dans lesquelles certains scrutins se sont déroulés ou se préparent, laissent très peu de chance à la transparence.

Arrestation d'opposants et d'acteurs de la société civile, coupure d'internet, verrouillage du système électoral et la liste n'est pas exhaustive. Du congo-Brazzaville en Guinée Equatoriale en passant par le Tchad, on a l'impression que ce sont les mêmes stratégies qui sont déployées - d'où cette question: L'Afrique centrale est-elle imperméable à la démocratie? Qu'attendre des échéances en vue au Gabon cette année ou en RDC, au Rwanda l'année prochaine? Les vieux régimes sont-ils réellement une garantie de stabilité?

Source : Afrique actualités